Ergonomie et présentation :Le panneau de contrôle est bien pensé avec ses multiples boutons et potards. Ce dernier a 2 fonctions : on peut le tourner et appuyer.
Le tout est très visuel, très ergonomique et bien conçu. L'écran principal est de qualité et les couleurs différentes sont une bonne idée.
Le boitier est assez lourd, ce qui est un gage de qualité car en métal. Les footswitchs tombent bien sous le pied grâce au pan bisauté sur l'avant.
La pédale s’allume lorsque la prise output est branchée : cela peut être pratique quand le looper est branché sur l'alimentation, beaucoup moins si on utilise les piles.
Les connexions sont nombreuses : 2 entrées jack, 2 sorties jack, une entrée micro XLR, 2 entrée/sorties Midi. L’appareil est ainsi conçu pour de multiples utilisations qui vont bien au-delà du « simple » guitariste/bassiste.
Alimentation :La pédale n'est malheureusement pas fournie avec son alimentation. Boss part du principe qu'une seule alimentation peut alimenter plusieurs pédales sur un pedal board, donc inutile d'en fournir. Si vous n'en avez pas, il convient s'acquérir l'alim Boss PSA 230 (
voir ici l'alimentation). C'est d'ailleurs une des rares alimentation à ne pas siffler grâce à un système de suppression d’interférences. Elle n'est pas donnée, mais efficace et surtout, une seule alimentation peut alimenter plusieurs pédales sur un pédal board car elle délivre 500 mA. Si certaines pédales d’effet ne consomme que 5 mA, la Boss RC 500 est plus gourmande avec 240 mA, voire plus : 330 mA (avec alimentation fantôme).
Mon conseil : n'utilisez les piles que pour dépanner ou jouer dans la rue au risque de changer toutes les 2 heures d'utilisation.
Fonctionnalités :Ce looper vous permettra d’enregistrer 99 morceaux pour un total de 13 heures. Aucun problème de place en vue !
Si vous vous sentiez limité avec vos précédentes pédales, la Boss RC-500 vous conviendra surement car elle regorge de fonctionnalités et de réglages très fins. Elle comble d’ailleurs les lacunes de sa version précédente la RC30 : 2 pistes, ergonomie en large hausse, footswitchs assignables, plus d’effets, prises Midi, sons de bien meilleure qualité.
Les branchements sont très nombreux et permettent d’exploiter au maximum la pédale : plusieurs entrées jack, une entrée micro XLR, deux sorties séparées, sortie Midi. Possibilité également de brancher une pédale d’expression ou des commutateurs supplémentaires pour un meilleur contrôle.
Il existe tellement de fonctionnalités dans cette pédale que vous ne les utiliserez pas toutes. Si certains vous paraissent essentielles pour votre utilisation, d’autres vous sembleront un peu gadget. Mais un autre musicien peut avoir un tout autre ressenti. L’important est de connaitre toutes les possibilités pour l’adapter à votre pratique.
Le son :Le traitement sonore en 32 bits change réellement la donne lorsqu’il y a plusieurs couches d’overdub. Le son de la batterie s’en ressent aussi. C'est agréable, enfin, de ne pas avoir un son dégradé. Très bon point !
Autre avancée essentielle : la possibilité d'assigner une entrée à une sortie.
Par exemple, on peut affecter la guitare sur une sortie et la rythmique sur une autre, donc d’adapter l’ampli à chaque instrument. Autre exemple, si vous souhaitez brancher une basse et une guitare, vous pouvez assigner une sortie différente vers un ampli guitare et un ampli basse et cela sur une même piste !
Autre possibilité, assigner la piste 1 sur une sortie et la piste 2 sur l’autre.
Bref, pour jouer en live ou s'enregistrer, c'est parfait.
Les effets : On en dénombre 16. Il est d'ailleurs possible d’assigner des effets piste par piste. Certains utilisateurs les trouvent un peu gadget, simple
accessoire loop station, d’autres intéressants. Même si on n’achète pas un looper pour ces effets, ils ont le mérite d’exister.